Le déficit foncier se crée lorsque les charges d’un bien loué nu dépassent les loyers perçus. C’est l’un des rares dispositifs non concerné par le plafonnement global des niches fiscales : un atout pour les contribuables fortement imposés qui réalisent des travaux.

Comment ça fonctionne ?

Le mécanisme s’applique dans le cadre du régime réel (location nue) :

  1. les intérêts d’emprunt s’imputent en priorité sur les revenus fonciers ;
  2. les autres charges (travaux, gestion, taxe foncière…) viennent ensuite ;
  3. si le résultat est négatif, le déficit s’impute sur votre revenu global dans la limite de 10 700 € par an ;
  4. la fraction au-delà de 10 700 € (ou issue des intérêts d’emprunt) est reportable pendant 10 ans, mais uniquement sur vos revenus fonciers futurs.

Quels travaux sont déductibles ?

Les travaux d’entretien, de réparation, d’amélioration et de rénovation. En revanche, les travaux de construction ou d’agrandissement ne le sont pas.

Points de vigilance

  • Le bien doit rester loué (non meublé) pendant au moins 3 ans après l’imputation du déficit sur le revenu global.
  • Seul le régime réel permet d’en bénéficier.
  • Le plafond a été temporairement doublé (jusqu’à 21 400 €) pour certains travaux de rénovation énergétique : un dispositif dont les bornes évoluent et qu’il faut vérifier au cas par cas.

Notre accompagnement

Bien dosé et bien calendaire, le déficit foncier peut réduire fortement votre imposition. Nous chiffrons l’impact réel sur votre fiscalité et sécurisons le montage.

Fiche pédagogique à caractère informatif. Les plafonds et conditions évoluent régulièrement : vérifions ensemble leur actualité au regard de votre situation.

Ce dispositif peut-il servir votre stratégie patrimoniale ?

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