C’est une règle méconnue et lourde de conséquences : l’ensemble des régimes de retraite, de base comme complémentaires, ne prévoit aucune pension de réversion pour les partenaires de PACS et les concubins. Peu importe la durée de vie commune, les enfants élevés ensemble ou la déclaration fiscale commune : au décès, le survivant non marié ne touche rien des droits à retraite du défunt. Pour un couple dont les deux pensions se complétaient, la perte peut dépasser la moitié des revenus du foyer — au pire moment.
Le mariage, seule porte d’entrée vers la réversion
En l’état du droit, un seul statut ouvre la réversion : le mariage. Les couples pacsés ou en union libre qui souhaitent en bénéficier doivent donc se marier avant le décès — en gardant à l’esprit que certains régimes exigent une durée minimale d’union lorsque le couple n’a pas eu d’enfant commun. C’est le cas des fonctionnaires : quatre ans de mariage au minimum, ou deux ans avant la cessation d’activité. Un mariage tardif, conclu dans l’urgence d’une maladie, peut donc ne rien ouvrir du tout.
Encore faut-il rappeler que le mariage n’est pas une garantie absolue : la réversion du régime de base reste soumise à un plafond de ressources qui peut en faire perdre tout le bénéfice, notamment lorsque le survivant détient un patrimoine propre.
Sans mariage, une protection à construire entièrement
Pour les couples qui ne souhaitent pas — ou pas encore — se marier, la protection du survivant repose sur des outils patrimoniaux à activer du vivant des deux partenaires.
Le testament, d’abord : contrairement au conjoint marié, le partenaire de PACS n’hérite de rien sans testament, et le concubin est un tiers pur et simple pour la succession. Le partenaire de PACS gratifié par testament bénéficie en revanche de la même exonération de droits de succession que le conjoint — ce qui n’est pas le cas du concubin, taxé à 60 %.
L’assurance-vie, ensuite : une clause bénéficiaire bien rédigée permet de transmettre un capital au partenaire ou au concubin dans un cadre fiscal favorable, hors succession. C’est souvent l’outil central de protection du couple non marié.
La prévoyance décès, enfin : un contrat dédié garantit le versement d’un capital ou d’une rente au survivant, pour un coût maîtrisé — particulièrement pertinent lorsque le patrimoine constitué est encore modeste ou immobilisé dans la résidence du couple.
Pour les couples mariés dont la réversion s’annonce faible, des aménagements matrimoniaux (changement de régime, avantages matrimoniaux, donation au dernier vivant) complètent utilement la panoplie.
Chaque couple mérite son propre diagnostic
Union libre, PACS, mariage, remariage avec enfants d’une première union : chaque configuration appelle une combinaison différente de ces outils, en tenant compte de la réserve des enfants, de la fiscalité et de l’équilibre des patrimoines. Notre cabinet de gestion de patrimoine, à Perpignan, accompagne les couples des Pyrénées-Orientales dans ce diagnostic : évaluation précise de ce que percevrait — ou non — le survivant, puis mise en place des protections adaptées, du testament à la clause bénéficiaire. C’est le cœur de notre expertise en transmission et succession et en protection sociale. Pour faire le point sur la protection de votre partenaire de vie, contactez-nous.
Article d’information à caractère général, à jour des règles connues en 2026. Il ne constitue pas un conseil personnalisé ; chaque situation doit faire l’objet d’une étude individuelle.
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